Comment baptiser son entreprise ?
Le site de la Confédération destinés aux PME (www.pme.admin.ch) a publié un petit article sur les noms que choisissent les entreprises en Suisse. Interrogé par William Turler, journaliste à Largeur.com, j’ai pu dresser un rapide état des lieux :
Le nom d’une entreprise est déterminant pour son image vis-à -vis du public, car il permet de communiquer un concept et des valeurs. Or, les entrepreneurs suisses restent encore très traditionnels à ce niveau. «En Suisse, les noms des PME sont en général très explicites, explique David Abbet, directeur artistique de l’agence de communication visuelle Alliance Branding. Ils sont constitués du nom des fondateurs, suivi de l’activité de l’entreprise.» Afin de susciter des associations claires dans l’esprit des clients potentiels, beaucoup de sociétés choisissent cette solution, certes peu risquée, mais banale. C’est le cas notamment de Pfister Meubles ou de Baumgartner Papier. «Les jeunes entreprises prennent davantage de risques et ont souvent tendance à opter pour des noms plus abstraits se terminant par «o» ou «is», relève David Abbet. Leur stratégie est de communiquer dans un premier temps sur un concept général, puis de clarifier leur activité dans un second temps, notamment par le biais de slogans.»
Parmi les entreprises suisses ayant remporté un prix à l’innovation en 2004, on trouve des noms tels que Apoxis (pharmaceutiques), Concentris et Nanonis (nanotechnologies), InPheno et Corfalo (instruments médicaux), Extractis (extraction d’huile), Symetis (biotechnologies), ou encore Cocchetto (machines à café). L’harmonie visuelle et la fluidité phonétique du nom choisi revêtent une importance particulière, car elles permettent de faciliter à la fois la prononciation et la mémorisation. Ces considérations s’appliquent évidemment aussi aux noms des produits et des services de l’entreprise. Vu l’importance acquise par Internet, posséder l’adresse correspondant au nom de la société est devenu crucial. Or, les sites disponibles se terminant en .com, ou en .ch se font de plus en plus rares. Cet élément restrictif oblige donc souvent les jeunes entrepreneurs à renoncer à un premier choix et les incite à être de plus en plus imaginatifs pour trouver le nom idéal.
L’article est disponible ici. Il devrait sauf erreur également apparaître prochainement sur Largeur.com.
Merci à William Turler de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer sur ce sujet.

Les terminaisons en «is» tout simplement comme “Swiss” … mais qu’en est-il de la terminaison «o»?